l'usine

En 1891, Pierre-Eugène Secrétan crée une usine d’électro-métallurgie à Dives. Pour faire face au besoin de main-d’œuvre, l’usine fait venir des travailleurs : Normands, Bretons, Marocains, Polonais, Russes... L’entreprise transforme le bourg rural en cité industrielle et pendant près d’un siècle la vie de la cité se lie à celle de l’usine.


la création

Pierre Eugène Secrétan et des industriels anglais cherchent un lieu pour implanter une usine de fabrication à base de cuivre et de zinc. Le procédé utilisé, l’électrolyse, a été mis au point par l’ingénieur britannique Elmore. Proche du Havre où transitent le cuivre et le charbon, le bourg de Dives présente des atouts : un port, le chemin de fer et surtout des terrains bon marché. En favorisant la transaction, la municipalité singularise la ville dans un environnement dominé par le tourisme et l’agriculture.

Collection Le Callonec
Usine

Collection Quetron
L'entrée de l'usine de Dives

une usine innovante

L’usine adapte l’électrolyse à la production industrielle et étend ses activités : le laiton en 1900 ; la fabrication de douilles, activité jusque-là centralisée dans les arsenaux de l’Etat, en 1906 ; le laminage de l’aluminium en 1910. Le site de Dives a le premier atelier français de laminage de l’étain en 1909 et fait des essais de transformation du duralumin en France en 1912. D’autres innovations techniques sont introduites entre les deux guerres : le cupro-nickel pour la monnaie en 1922, le maillechort et le plastique en 1956.


la production

L’usine de Dives produisait en 1952 : planches, bandes, disques, flans monétaires et barres creuses en cuivre et alliages pour l’orfèvrerie, l’armement et les industries électriques, alimentaires, chimiques et automobiles. Les bâtiments couvrent alors 9,5 hectares et s’étendent sur un terrain de 22 hectares : deux fonderies (cuivre et cuivre ou alliages), un atelier d’électrolyse (114 cuves), deux ateliers d’étirage, trois ateliers de laminage, un atelier de découpage, un laboratoire, des ateliers d’entretien et des parcs de stockage.

Collection Quetron
Sortie d'usine

Collection Le Callonec
Vue d'entrée de l'usine

les services aux familles

L’usine offre de nombreux services à la population ouvrière, douches, infirmerie, bibliothèque, transport, Noëls des enfants, colonies, layette, Coopérative. Elle gère les cités, assure les travaux, le service des eaux, le ramassage des déchets, ...

 

« Ce qui marque une population, c’est quand la plupart des gens partagent une même réalité humaine et là c’était l’usine. S’il y avait un accident, une grève, tout le monde partageait cette réalité. Si on parlait de fermer l’usine, ce qui arrivait de temps en temps, parce que si on veut que les gens ne la ramènent pas de trop, c’est plus facile de faire courir le bruit d’une fermeture et alors tout le monde était concerné ».

Abbé Désiré Lepoil





Association "Un fleuve pour la liberté, la Dives"

Dives-sur-mer - Normandie