les animaux

Dans les cités, chacun a ses volailles, ses lapins, parfois des chèvres ou un cochon... pour améliorer le quotidien. Rien n’est perdu, les plumes servent à faire des édredons, les peaux de lapins sont revendues. Quant aux pigeons, ils ne sont pas tous cuisinés avec des petits pois, les colombophiles participent à de nombreux concours. Et, si l’installation des abattoirs a amélioré l’hygiène de la viande, ce n’était pas le cas pour la propreté des eaux du canal !


Le Progrès - 1963
Le Progrès - 1963

les colombophiles

L’Avenir de Dives était une société très active dans les années 60, elle participait à de nombreux concours. Les pigeons sélectionnés par leur propriétaire et bagués étaient emmenés en train sur le lieu du lâcher dans de grands paniers. « Le chef de gare ouvre les paniers et avise le siège de la Société « qu’ils sont partis ». Les petites bêtes au courage extraordinaire, reviennent à tire-d’aile, souvent en groupe. Après 10 à 15 heures de vol, elles plongent dans leurs colombiers. Leur maître les attendait. Il les attrape, prélève la bague caoutchoutée et l’introduit dans le constateur. Un tour de manivelle et l’heure est marquée. Des calculs très précis devront être faits pour connaître la distance séparant le colombier du lieu de lâcher. Les courses se jouent au dixième de seconde près. » Le Progrès 1963


l'élevage des lapins et volailles

Les journaux de l’époque attestent de la présence des lapins, les vols sont très courants !

« Après l’école, il fallait aller chercher l’herbe aux lapins. Nous allions aussi au pissenlit dans les champs, nous avions des clients attitrés dans les cités ».

Yvette Langlade

 

« Quand on plumait les oies, on récupérait le duvet pour faire des édredons et des oreillers, c’est un héritage des pays de l’Est où il faisait froid l’hiver. Il fallait exposer les plumes dehors pour les déshydrater et faire évaporer la suintine ».

Marjan Adamiak

Cage à oiseaux - Coll R. Bréard
Cage à oiseaux - Coll R. Bréard

Marinette et Bobby - Coll Walzak
Marinette et Bobby - Coll Walzak

les animaux de compagnie

« Quand Dives a été évacuée en juillet 44, il y avait des chats et des chiens partout en liberté parce que les gens n’avaient pas eu le courage de les emmener à l’abattoir ».

Hélène Denou

 

« On a toujours eu des chiens, à la maison parce que mon mari était chasseur. Ça a démarré quand on s’est mariés, en partant les Allemands avaient laissé un chiot juste devant la porte de mon beau-père à Houlgate et mon mari l’a récupéré. Mon deuxième fils adorait aussi les chats. Le soir, je lui demandais de descendre le chat à la cave, et quand je montais voir s’il dormait je l’entendais dire « cache toi, voilà maman ! » Le chat filait sous les couvertures ».

Jacqueline Gardin


les abattoirs

Construits en 1936 par la municipalité, pour assurer la salubrité des produits de boucherie et lutter contre le trafic des viandes accidentées ou malades, les abattoirs étaient intercommunaux et seuls les contribuables de Dives, Cabourg, Houlgate, Varaville et Merville étaient admis à les utiliser. Ils ont accueilli une bouverie, une étable à veaux et une porcherie. Soumis à des contraintes de modernisation pour respecter de nouvelles normes, les abattoirs ont fermé en 1969, les bâtiments ont alors accueilli les services techniques de la ville.

 

« Quand on y tuait les bêtes, le canal était rouge de sang ! ».

Gilbert Bellavoine

Les animaux - Coll Ch. Bosquain
Les animaux - Coll Ch. Bosquain




Mémoires d'une cité ouvrière, Dives-sur-mer - 1891-1970

Association "Un fleuve pour la liberté, la Dives"

Dives-sur-mer - Normandie